Le bilan de compétences en Nouvelle-Calédonie : cadre, phases et financement

En Nouvelle-Calédonie, le Compte personnel de formation n’existe pas. Un salarié qui souhaite faire un bilan de compétences passe par un circuit différent de celui de la métropole : un cadre fixé par le Code du travail de Nouvelle-Calédonie, et un financement organisé autour du FIAF ou du budget formation de l’entreprise. Voici comment ça fonctionne concrètement, et qui finance quoi.

Une prestation encadrée

Le bilan de compétences relève du Livre V du Code du travail de Nouvelle-Calédonie, consacré à la formation professionnelle continue. Concrètement, la démarche permet d’analyser ses compétences professionnelles et personnelles, ses aptitudes et ses motivations, pour construire un projet professionnel réaliste et réalisable et, si besoin, un projet de formation.

Le déroulé : trois phases, 24 heures d’accompagnement sur trois mois

Chez Âboro Consulting, la prestation représente 24 heures d’accompagnement, dont 16 heures en face-à-face avec le consultant psychologue du travail, réparties sur une période d’environ trois mois.

Le bilan de compétences en Nouvelle-Calédonie : cadre, phases et financement

La phase préliminaire. Présentation de la démarche et des axes méthodologiques, analyse de la demande, puis contractualisation des objectifs communs. Elle se conclut par un plan d’action et un rétroplanning partagés avec le bénéficiaire.

La phase d’investigation. C’est la plus longue. Le consultant analyse avec le bénéficiaire sa situation professionnelle, son parcours et ses compétences, mais aussi ses comportements et attitudes au travail. Le travail porte ensuite sur le repérage des centres d’intérêt et des sources de motivation, l’identification de pistes professionnelles concrètes, et la vérification de la transférabilité des compétences vers ces pistes.

La phase de conclusion. Les projets identifiés sont formalisés, un plan d’action est arrêté, et le document de synthèse est validé avec le bénéficiaire.

Méthodes et objectifs

La prestation s’appuie sur des entretiens individuels et des temps de travail en autonomie, complétés par des tests psychotechniques, de personnalité et de motivation, et des outils pédagogiques. L’ensemble est mené dans le respect du code de déontologie professionnelle, avec des outils fiables et validés.

Quatre objectifs structurent la démarche :

  • cartographier ses savoirs, ses compétences et ses capacités professionnelles
  • identifier ses centres d’intérêt, ses motivations, ses freins et ses ressources
  • repérer les emplois et métiers sur lesquels se positionner
  • en sortir avec un plan d’action concret.

Qui finance quoi en Nouvelle-Calédonie

Le financement dépend du statut.

En tant que salarié, la démarche peut être prise en charge par le FIAF (Fonds interprofessionnel d’assurance formation) : tout employeur du secteur privé cotise à hauteur de 0,2 % de sa masse salariale dès le premier salarié. Les entreprises de plus de 10 salariés ont en plus l’obligation de consacrer 0,7 % de leur masse salariale à la formation professionnelle continue, le bilan de compétences peut s’imputer sur cette enveloppe. Une convention tripartite (prestataire déclaré auprès de la DTEFP, employeur, salarié) formalise l’accord.

En tant qu’indépendant ou particulier l’autofinancement reste possible.

Ce qu’il faut retenir

Le bilan de compétences est une prestation d’accompagnement ouverte à toute personne qui veut faire le point, se réorienter ou vérifier la faisabilité d’un projet. En Nouvelle-Calédonie, il obéit à des règles propres au territoire.

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